barbara lanthemann

Ce Valais-là...

Le bon Constantin a invité à sa cour tout ce qu’on compte de « précieux » dans les vallées, le roi soleil s’en moque allégrement et ceux-là lui cirent les pompes de leur langue polyvalente. Les papables se bousculent au portillon, pour une chaise, pour une table au festin des grands. C’est là qu’il fallait être mon brave, et tant pis pour l’honneur, la dignité ou toute autre vertu qu’on arbore en 3D sur les affiches électorales.

Ce Valais-là, je n’en veux plus. Ce bastion de la magouille, au sein duquel se mélangent joyeusement les promoteurs irresponsables, les richissimes « bienfaiteurs » d’un club à la dérive, les chefs de département gras et populistes, les entrepreneurs fraudeurs du fisc, cette pouponnière de mauvais garçons qui sucent tous le même bonbon acide et gluant d’irrespect.

Regardez-les se congratuler parmi, se tapoter en se bavant sur le ventre, malhonnêtes et vicieux, au plus grand mépris de toutes les règles morales et éthiques. Les voyez-vous rire de bon cœur de leurs bons coups, du dernier tour joué à la barbe de la bienséance ? Et que dire du pauvre crétin des alpes, lui, qui se contente de hausser les épaules faisant mine de ne rien y voir de méchant ?

Ce Valais-là, mesdames et messieurs, pavoise et rigole, car il sait bien que la citoyenne et le citoyen n’y verront que du feu. Les élections approchent, ne soyons pas trop sévères, quelques liasses pourraient bien sortir de ces tiroirs caisses là, tout jolis tout repassés, propres et insoupçonnables. Les réseaux, voyez-vous, sont utiles en ces temps de récoltes, un siège à Berne pour l’une ou l'un, un poste de chef pour l’autre, circulez, y’a rien à voir, ce n’est que du spectacle, tartufferie et humour.

J’ai postulé voyez-vous, pour une place sur une liste. Il y a tant de choses à défendre pour le Valais, j’ai pensé que ce serait utile. Je vous parle de l’autre Valais, évidemment, moins bouffon, moins princier, loin des tables à cinq cent balles, à l’écart des paillettes et autres fumisteries.

Un Valais souriant, le Valais du travail, des vignes pentues qu’on bichonne année après année, qui rapportent peu mais laissent sur nos palais le plaisir d’un produit dénué de fraude et cent pour cent terroir. Un Valais ouvert, qui pense à ses invités venus d’ailleurs, imagine déjà le tourisme de demain sur une terre riche de son histoire. Un Valais moderne, sûr et serein, qui de la force du Rhône n’aura plus peur et saura que faire, de paysages sublimes et d’espaces  rendus à celle qui fait sa fortune, la mère nature dont il est le fils. Un Valais solidaire, qui heureux de sa diversité, saura offrir à chacune et chacun, la même chance, la même place, le même espace.

Un autre Valais, évidemment, loin d’un gala déshonorant d’un soir d’hiver, quand sous le même manteau  épais se toisent les crapules, les tricheurs, les voleurs et leurs complices silencieux…



09/02/2015
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