barbara lanthemann

De la dignité dans la maladie

Parlons de la maladie, cette intruse qui vient bouleverser la vie de l’être humain. Pernicieuse, cruelle, immonde. Ici un parent, là-bas un ami, demain peut-être nous. La maladie qui fauche des vies en pleine floraison, anéantit les projets, brise des familles.

Dans le cortège de malheurs qu’entraîne cette souffrance s’ajoute celle de la dignité perdue. On perd son emploi, son réseau social, la société toute entière vous isole dans votre état et vous range dans une catégorie de personnes  en marge.

Et voilà qu’arrive le besoin. Besoin d’aide, de rentes, de prestations complémentaires… Il faut imaginer alors la pesanteur des démarches à franchir, les trente-six formulaires à remplir, les questions personnelles, intimes parfois. Être malade demande justification.

Le troisième volet de la 6ème révision reviendra sur les pupitres de nos élu-es, on parlera fraudes et réinsertion. Pour la personne atteinte dans sa santé, les données sont toutes autres. Une rente AI varie de 1’175 et 2’350 francs et dépend du salaire annuel moyen obtenu depuis l’âge de 20 ans et sur lequel les cotisations AVS/AI ont été versées.

La dignité des personnes passe aussi par là. Pour peu que les prestations complémentaires ne soient pas accessibles, il ne reste plus grand moyen d’échapper à l’exclusion de toute vie sociale, faute de moyens, financiers aussi… Dans un pays riche comme le nôtre, cette situation est tout simplement… indigne !



01/04/2015
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