barbara lanthemann

L’AVS, la réforme prévoyance, de quoi parle-t-on ?

Le taux de conversion minimal permet de transformer le capital LPP (avoir de vieillesse) disponible au moment du départ à la retraite en une rente de vieillesse annuelle. Le taux de conversion est régi à l’art. 14 al. 2 LPP et s’élève (depuis 2014) à 6,8% pour la partie obligatoire de l’avoir de vieillesse des hommes et des femmes. 

Un avoir de vieillesse de Fr. 100'000 à 65 ans donne donc une rente de vieillesse de Fr. 6’800 par année, soit Fr. 566.67 par mois  Avec la nouvelle proposition du conseil des Etats, le taux de conversion serait abaissé à Fr. 6%. Une rente de vieillesse à ce taux-là représentera 6'000.- par année, soit 500.00 par mois.

Pour compenser cette diminution de la rente LPP, le Conseil des Etats propose d’augmenter les rentes AVS individuelles de Fr. 70.00 par mois.

Le taux de cotisation employeur/employé n’a plus évolué depuis 1975 !!! et reste fixé à 8.40% (4.20 chacun) On peut dès lors se poser la question s’il n’est pas plus urgent d’actualiser ce taux plutôt que d’augmenter la TVA comme le propose le Conseil des Etats.

Soit, une augmentation des cotisations AVS taxerait le travail et les entreprises. Mais, socialement, elle est certainement plus juste qu’une augmentation de la TVA qui touche toute la population indépendamment de la situation économique de chacune et chacun. Et pourquoi ne pas imaginer une contribution plus importante à partir d’un salaire élevé, au même titre que l’on accorde aux salaires dépassant Fr. 126'000 un taux réduit de cotisation pour l’assurance chômage ?

Puisqu’au nom de l’égalité, on demande aujourd’hui aux femmes de concéder le sacrifice d’une année supplémentaire, nous pourrions aussi, au nom de la solidarité, demander aux gros revenus de fournir un effort à partir d’un montant défini. 



17/09/2015
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 99 autres membres