barbara lanthemann

Notre identité

S’il est des valeurs que nous autres socialistes devons défendre, s’il en est une qui doit nous faire bomber le torse de temps en temps, c’est bien l’amour de notre pays.

S’entendre dire d’un agitateur populiste d’extrême droite que nous sommes « la gauche internationaliste destructrice d’identité » est tout simplement intolérable.

 

Les socialistes de ce pays, et du canton évidemment, sont de véritables patriotes.

Personne ici en Valais n’a attendu la venue d’Oskar et sa bande d’excité-es pour démontrer son attachement à cette terre bénie qu’est la Suisse. Chaque jour et cela depuis des années, les agriculteurs fauchent des prairies raides et pentues, les viticulteurs récoltent le fruit de leurs vignes suspendues sous les rochers, les infirmières se dévouent au bien être des patients, les facteurs courent contre la montre pour livrer leur courrier dans l’horaire imposé par un employeur de plus en plus exigeant, les vendeuses accueillent les clients pressés avec le sourire malgré un salaire minimum. Sans relâche, et malgré l’adversité, les syndicalistes ont pris la défense des ouvriers, les premiers élus ont bravé les majoritaires pour défendre leurs valeurs, les étudiants munis de leur titre ont délaissé la grande ville pour revenir au pays. Les instituteurs ont partagé leur savoir, les médecins ont soigné les malades. Et j’en oublie, la liste serait bien trop longue.

 

Parce que c’est ça le patriotisme ! C’est servir le pays, chacun à sa manière, chacune avec ses moyens. Sans se vanter, assidument, patiemment, discrètement.

 

Alors les amateurs d’armes qui fusil sous le lit se targuent d’être les défenseurs d’une identité devront revoir leur lexique. L’identité, suisse et valaisanne, ne tient pas à quelques discours qu’on prononce à la tribune d’un groupe nostalgique d’une croix damnée. L’identité tient à des actes concrets, ces actes quotidiens qui ont enrichi et enrichissent encore la Suisse et le Valais, qui ont bâti cette terre d’accueil où, secondés par des ouvriers saisonniers, les indigènes ont construit des murs géants permettant de récolter l’eau des glaciers, des routes à flanc de coteaux, des tunnels traversant les montagnes et ouvrant leurs horizons sur la plaine.

 

La défense de notre identité consiste aujourd’hui à renvoyer les excitateurs à leurs romans policiers et affirmer, qu’en matière de patriotisme, les socialistes ont largement démontré que leur attachement au pays ne se résumait pas à de fumeuses théories !

Notre devoir c’est de poursuivre l’oeuvre entamée il y a une centaine d’années bientôt, sans jamais laisser quiconque nous usurper le mérite d’avoir contribué à bâtir ce canton et ce pays. Et c’est repousser les imposteurs hors du parlement, hors du gouvernement, jusqu’au dernier. Cette droite extrême, c’est ainsi qu’elle s’appelle, n’en déplaise à certains, qui sème la discorde au nom de ce qui nous appartient... Notre identité valaisanne, et suisse !



07/01/2017
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